Une nouvelle méthode pour traiter la douleur

Une nouvelle méthode pour traiter la douleur

J’ai testé l’auto-hypnose pour les douleurs

Voilà maintenant bientôt 4 ans, que je souffre quotidiennement de douleurs. Cela a débuté en septembre 2013, soit 2 mois après mon accouchement.

Moi qui n’était pas du tout attiré, par la pratique d’une quelconque autre solution de type hypnose, la première fois qu’on m’a évoqué cette idée mes yeux se sont écarquillés, sur cette suggestion, en signe de surprise, pour au final, n’espérer aucun miracle de cette idée farfelue !

Bref, il y a un an, les médecins dépités par l’augmentation des anti-douleurs après avoir atteints tous les paliers d’anti-douleurs m’ont dirigé vers le centre anti-douleurs, près de mon domicile. Depuis février 2016, je suis sous analgésiques morphiniques de palier 3, également appelé, opioïdes forts ou majeurs. Ils sont destinés aux douleurs intenses, qui sont rebelles aux autres antalgiques et analgésiques. Il s’agit de la morphine !!! En plus de ce traitement, ils  m’ont également ajouté un psychotrope pour le traitement de la douleur, médicament non spécifiquement destinées au soulagement de la douleur, mais qui complète tout de même mon traitement. Sans compter mon injection hebdomadaire d’immuno-suppresseur, ma dose journalière de cortisone, et mon traitement symptomatique pour ma maladie. Tout ça pour conclure, que quelquefois, le corps ne réagit plus à un médicament pris depuis quelques mois. Il a donc fallu envisager d’autres solutions.
 Mon premier rendez-vous au centre anti-douleurs
Après avoir évoqué tout mon parcours médical, j’ai questionné le médecin sur les solutions qui s’offraient à moi, et surtout les non médicamenteuses même si pour l’instant, le quotidien ne serait envisageable sans toutes ses drogues…

On m’a annoncé « l’auto-hypnose », j’étais encore une fois septique, et j’ai fait promettre à mon mari d’être présent lors de cette séance. Finalement, le jour J, j’y suis allée seule. J’ai évoqué mon parcours, mon mal-être, ma maladie, et mes difficultés à gérer cette douleur, qui me ronge et ébranle ma confiance en moi, qui me force à douter de mes capacités, et de mon dynamisme.  Finalement très confiante, je me laisse guidée par cette femme, si pétillante, à l’allure bienveillante.

Assise l’une en face de l’autre, dans un confortable fauteuil, au sein de cette pièce au couleur de la sérénité, je m’apprête à confier mon mal. L’ambiance est calme et détendue. Elle me met à l’aise et me demande de d’écrire ma douleur et de lui donner une note. A partir de toutes les informations que je lui donne, elle va pouvoir guider la séance au profit du soulagement de cette souffrance. Le but n’est pas d’être endormi, c’est une technique que vous pouvez tout à fait utiliser seul chez vous. Cette pratique, permet de parvenir à un état qui permet de faire fonctionner son inconscient, et son imaginaire. Je suis tout à fait consciente pendant la séance, et suis capable de parler, et d’hocher la tête, pour répondre à l’hypno-thérapeute. 

Le thème de la première séance a été le lieu de sécurité, j’ai dû fermer les yeux et m’imaginer dans un lieu sécurisant et m’y projeter. Il faut bien détailler ce lieu avant de commencer la séance pour s’imaginer les moindres détails. Par exemple, pour moi, c’était un lieu où j’avais été en vacances avec ma famille, j’ai pu m’imaginer m’y promener et entendre le bruit de la rivière, sentir ce bien être et parcourir ce lieu avec plaisir. Pendant chaque séance, je reste concentrée et je me laisse guider par sa voix et j’écoute en détail.

Je n’ai jamais eu une impression de perte de contrôle, ou une impuissance. J’étais volontaire et confiante pour me laisser guider dans ce voyage si paisible qui m’aidait à oublier ce mal.

La deuxième séance, nous sommes partis de la douleur la plus forte. Et avec l’aide et la confiance que j’accorde à cette femme si formidable, j’ai pu adopter une nouvelle façon  de m’apaiser. Le but de cette séance était de la visualisation de la douleur, séparée en plusieurs zones d’intensité différente, chaque intensité étant alors représentée par une couleur différente, une forme, un objet, de la texture, ce qui permet par la suite de travailler de façon plus approfondie sur la douleur afin de la modifier. 

L’induction hypnotique : La dernière séance, j’ai appris la méthode de La catalepsie, la lévitation du bras. Toujours sur un fond musical, et avec l’aide de la psychologue. La catalepsie est un état physique transitoire, caractérisé par la rigidité des muscles d’une partie ou de tout le corps.  Cette méthode m’a permis de me sentir à un moment de la séance « en transe », j’ai eu l’impression de planer pendant quelques secondes et d’avoir un pouvoir sur mes douleurs le temps de quelques minutes.

Malheureusement, il arrive que certaines séances n’agissent pas suffisamment dans le temps.

Conclusion : je suis ravie d’avoir pu apprendre cette méthode, dès que j’ai l’occasion de pratiquer un de ces excerices pour me soulager, ou m’aider à m’apaiser mentalement, je l’utilise. Certaines fois, mon corps et mon esprit ne sont pas réceptifs, mais d’autres fois j’ai l’impression d’être une magicienne. C’est une expérience fantastique, et riche en émotion, que je recommande à tout le monde de pratiquer, et je reste persuadé que chacun d’entre nous peut trouver un bienfait, en rapport avec sa propre personne. Cela m’a beaucoup aidé à contrôler l’intensité de la douleur, à gérer le  mal, et les émotions qui m’accompagnent. Ces méthodes m’ont aidé à devenir active dans la prise en charge de ma douleur. J’ai donc en ma possession, de nouveaux outils, pour me décentrer de la douleur quand celle n’est pas trop intense, et qu’elle me permet de réaliser cet exercice.

Si vous le souhaitez, je peux vous communiquer en privé le nom de la thérapeuthe
qui me suit à l’hôpital et qui exerce en libéral. 


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